• lundi , 21 août 2017

Handicapée, du haut de son fauteuil roulant, elle ose le larguer !

Alors qu’elle avait eu la chance de trouver un homme l’acceptant avec son handicap, elle a le toupet de le quitter parce qu’elle n’est plus heureuse. C’est un scandale non ? Oui, mais lequel ? Son culot a elle ou bien, qu’on s’étonne qu’elle veuille être heureuse « malgré » son handicap ?

handicapeo
Si t’es handicapé(e), tu dois te contenter de ce qui tombe…
Du second choix, d’un « homme faute de mieux » comme le dit si bien Lydie et de trop nombreux autres qui dans la même situation, ont subi les mêmes réactions de leur entourage. Alors quoi, elle ne se rend pas compte qu’il s’est « sacrifié » pour elle ? Qu’un homme ayant le courage de « l’accepter » avec ses particularités, elle n’a pas le droit de le laisser tomber sous prétexte qu’elle n’est plus heureuse avec lui…

 
A croire que les handicapés n’ont droit qu’à un bonheur au rabais…
Un bonheur à hauteur de leur fauteuil ou de leur lit médical et dont ils devraient se contenter ! Seulement, à oublier la personne derrière le handicap, non seulement on lui renvoie son invalidité en pleine face en lui interdisant de l’oublier et en plus, on la classe de facto, dans une espèce de catégorie « sous humaine ».
 
C’est cette forme d’exclusion – car s’en est une ne nous leurrons pas – qui donne envie de crier à VickingJack, (la quarantaine, également handicapé) lorsqu’il refuse d’être associé à ce qu’il appelle une « pseudo-communauté ». Lui, il se considère comme un « valide avec un handicap parmi pleins d’autres choses aussi importantes qui le caractérisent »…

 
Le physique ne compte pas ? Un joli conte de fée…
Y croire c’est au mieux faire preuve de naïveté, au pire d’une pitié dont ce passeraient bien tous ceux qui ont à souffrir du regard des gens « normaux ». Dans la vie de tous les jours, comme sur les réseaux sociaux ou les sites de rencontre, l’apparence physique reste primordiale dans la séduction.
 
C’est vrai que l’image d’un corps mutilé, de cicatrices, de mouvements involontaires, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus glamour. D’un autre côté, on peut aussi se dire que le handicap n’est finalement qu’une singularité parmi d’autres, comme l’obésité, la laideur, le nanisme, la calvitie, etc. et que, lorsque la personne nous plait, on sait l’oublier pour se centrer sur l’individu et non plus sur son apparence.

Handicapé ou non, il est urgent de vivre et d’aimer
Pour les uns comme pour les autres, il est urgent de changer le regard que nous portons et l’importance que nous attachons aux apparences qui nous font oublier l’essentiel de l’être, ce qui bien au-delà du physique peut nous faire vibrer : un sourire, la joie de vivre, l’humour, la complicité…
 
Quand on parle de sport, un handicap est destiné à égaliser les chances des concurrents, dans la vie sociale, il représente surtout une augmentation de l’adversité et trop souvent encore, une dévalorisation de l’humanité de qui le subit.
 
Il appartient à chacun de nous d’apprendre à « parler à la personne et non à son fauteuil » comme ils le disent tous si bien, sans attendre d’être soi-même touché par le handicap d’un proche pour comprendre qu’il a les mêmes droits au bonheur, qu’il peut aimer et être aimé… Et qu’il a le droit de larguer quelqu’un pour vivre heureux.
 
Voir le site de rencontre pour personnes handicapées: http://handicapeo.fr

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