• mardi , 22 août 2017

OkCupid piraté pour la bonne cause

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Trouver l’Amour quand on est un mathématicien comme C. McKinlay, c’est un abonnement chez OkCupid, quelques questions, un cahier noirci de calculs de probabilités, 88 rendez-vous et 1 match ! Jugeant insuffisants les 90% de compatibilité du matching OkCupid, le jeune algébriste californien concocte son propre algorithme et obtient… 1% de mieux !

Romance sauce geek ?
Même pas, le terme de piratage est abusif, celui de hacker aussi d’ailleurs, Christopher McKinlay n’a pas pénétré le système informatique du site, il a juste utilisé la base de données considérable que recèle OkCupid, l’un des plus gros sites de rencontre américain.

En juin 2012, après 9 mois de célibat, le jeune matheux jette son dévolu sur OkCupid.com pour l’aider dans ses recherches de l’âme sœur. Très vite il estime que l’algorithme de matching du site n’est pas assez performant à son goût et lui, le doctorant en maths de la fac de Los Angeles décide d’améliorer le score…

L’amour est un champ de données…
Pour trouver son « perfect match » parmi les 80 000 femmes inscrites sur L.A., il crée tout d’abord une douzaine de faux profils gérés par des « bots » (logiciel automatiques) de son cru, chargés de collecter et trier les quelques 6 millions de questions/réponses générés par ses avatars en 3 semaines.
Après une petite vingtaine de premiers rendez-vous parfois drôles, souvent bizarres, il « découvre » que les gens sont plus compliqués que leurs profils ! Déçu des résultats, il décide alors de mieux circonscrire son champ de recherche, se limite à 4 questions « essentielles » et ne conserve que 2 avatars.

C’est là qu’il commence à redescendre des sphères mathématiques pures pour découvrir le monde réel et déclare : « C’était effrayant, jusqu’ici ce n’était qu’un exercice académique ! » Là, il découvre des « variables latentes émergentes » : dans le groupe des plus jeunes, elles ont toujours deux tatouages ou plus et vivent à l’ouest de la ville, tandis que dans le groupe des « taille moyenne », elles sont majoritairement dingues de leurs chiens …
Il décide de planifier soigneusement ses rendez-vous et développe un ensemble de règles personnelles : « Pas de concerts ou des films. Rien qui dirige votre attention vers un troisième objet à la place de l’autre. C’est inefficace », dit-il.

1 mois et 55 rdv plus tard : seulement trois avaient conduit à une seconde fois, un seul a été jusqu’au troisième. Il faudra attendre le 88ème pour qu’il rencontre sa perle rare : Christine Tien Wang 28 ans, artiste,… et son score incroyable de 91% !!!

Tout ça pour ça… ou le jeu de l’amour et du hasard…

Finalement, comme l’on remarqué nombre d’internautes réalistes, c’est juste l’histoire d’un mec qui n’a pas confiance dans les capacités de son cerveau pour pouvoir se fier à son instinct et surtout à son cœur !
D’ailleurs Christopher est assez candide pour reconnaître qu’il n’a fait qu’augmenter l’échelle des calculs que chacun fait sur le site avant d’ajouter : « Tout le monde essaie de créer un bon profil, ma qualité d’ingénieur m’a juste permis d’optimiser les données et, tout le calcul et le codage ne sont que le prologue de notre histoire ensemble. »

Un an plus tard Christopher et Christine sont fiancés, en attendant de se marier il a déjà écrit un livre sur son expérience « Optimal Cupid » adroitement sous-titré : Maîtrisez la logique cachée d’OkCupid. Un autre bon moyen de prendre son destin en main et d’augmenter les chances… que sa mise de départ fasse des « petits » sans faire trop de calculs !

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