• jeudi , 20 juin 2019

Tinder l’appli rencontre qui vous promet des plans cul

L’application de fast-rencontre la plus ludique du moment, le meilleur outil pour les plans cul de proximité, c’est sans conteste Tinder. A condition peut-être de la prendre pour ce qu’elle est, de ne pas la rendre responsable de nos faiblesses, de nos petites failles…

Le règne du profil consommable
Pour beaucoup, les sites de rencontre « traditionnels » ne sont bons qu’à perdre des heures à chatter et à ne concrétiser que trop rarement. Tinder, c’est juste comme un réseau social de plus, sur lequel il est simple et rapide de s’inscrire, sans être obligé de se « vendre », de tricher avec la réalité pour attirer le chaland…
Le principe Tinder, c’est un speed flirt couplé avec une géolocalisation des utilisateurs présents dans le périmètre immédiat. On zappe ou on valide les visages qui défilent à l’écran et, s’il y a réciprocité (match) la connexion est ouverte, c’est l’opportunité du rencard immédiat.

Le shoot de sensations délicieuses et cruelles
Généralement quand on utilise ce genre d’appli, ce n’est pas vraiment pour faire dans la dentelle et le romantisme forcené. Même si Tinder n’a jamais interdit d’y chercher l’âme sœur, c’est avant tout un outil de drague conçu pour le quicksex et pas franchement « fleur bleue »…

On est donc sensé savoir à quoi s’attendre quand on s’inscrit là. On a beau dire que c’est juste par curiosité, pour mieux connaître ses voisins ou simplement pour s’amuser, même si on n’ose pas l’avouer on espère bien y trouver de bon plans cul, voire un(e) sexfriend avec qui prolonger le jeu.
Et justement, il semble qu’on se laisse facilement prendre au jeu, celui de la sélection des profils qui titille notre côté voyeur et, ne tarde pas à faire ressurgir nos plus vilains petits travers…

 

Tinder une cour de récré, salace et féroce ?

app-tinder
Pour certains usagers interrogés, ça finit par être écœurant de voir défiler les visages, ça donne l’impression de scruter des morceaux de viande… Alors, on se demande pourquoi ils/elles restent… ?
C’est qu’on a tendance à vite reprendre goût à nos cruautés adolescentes, à ce petit côté sadique de la comparaison qui flatte notre égo au détriment de la petite grosse ou du binoclard de service. Alors on se moque à qui mieux mieux, on sème les images risibles aux 4 vents de la toile, jusqu’au jour où l’on prend le revers cuisant d’un « Non mais tu t’es bien regardé ? », ou celui d’un insondable silence post coïtal (ou non d’ailleurs !)…

Le succès d’une appli qui laisse parfois un goût amer
Pour d’autres encore, surtout les garçons – peut-être seulement parce que les filles n’osent pas le dire !- Tinder est à la fois un outil pour multiplier les contacts, et un jeu dont ils deviennent totalement addicts, semi comateux devant l’écran ou défilent les photos d’inconnues qu’on gratifie de « bons mots », souvent lourdingues et qu’on ne dirait sûrement pas en face…

Ce que tous et toutes finissent par reconnaître, c’est le paradoxe de l’enfermement né de l’addiction : on n’ouvre plus un livre, on ne regarde plus un film, on n’appelle plus que les potes qui sont dessus et, les heures s’écoulent entre les doigts qui voltigent sur l’écran…

Vient ensuite le temps des petites blessures narcissiques, celles des râteaux, des fantasmes qui s’effritent aussi vite que c’est évanoui le dernier coup tiré. Elles sont finalement bonnes ces égratignures-là, nécessaires pour grandir, pour affronter ce qu’il peut y avoir de noir en chacun de nous. Ce n’est pas Tinder qui est responsable de nos fêlures, c’est ce que nous en faisons qui les révèle, et si au final il nous en apprend sur nous-même en plus de nous faire rencontrer des voisins, que lui demander de plus ?

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